Le Mali

Sur cette page vous trouvez des informations générales sur le Mali. Une description plus détaillée des différents sites que nous visitons lors de nos voyages se trouve sur les pages "tours" et "demande". Sur la page tours sont décrits différents voyages que nous vous proposons; sur la page demande vous pouvez composer votre propre voyage à l'aide d'un formulaire.

 

 

Introduction

Le Mali, des dunes sableuses du Nord aux savanes arborées du Sud, est un dégradé de paysages superbes, avec des villages aux marchés animés et colorés, des mosquées en banco à l’architecture sobre, souvent majestueuse. Sans oublier ce fleuve fascinant, le Niger, qui parcourt généreusement le pays, en donnant vie aux terres arides.

tour operateur, mali voyageRegardez le port digne des hommes et la grâce des femmes. Ce sont les descendants des plus grands empires africains. L'histoire qui pèse sur leurs épaules n'entame pas leur humour, leur spontanéité, leur gentillesse et leur sens miraculeusement préservé de la délicatesse quand vous êtes leur hôte.

Retour à la table de matières  

 

La carte du Mali

  

Le Mali en Afrique        Les principaux sites touristiques

 

Le Pays Dogon

 

Retour à la table de matières  

 

L’histoire du pays

L’empire du Ghana existait d’environ 700 à environ 1100 après Christ. La capitale était Koumbi Saleh (près de Nioro). Les Soninkés étaient les maîtres de l’ancien Ghana. L’économie se reposait surtout sur le commerce transsaharien avec l’Afrique du Nord, intéressé par l’or, le sel et les esclaves. C’est au 10ème siècle que le royaume connut son apogée, grâce aux provinces du Sud très aurifères.

L’Islam était répandu  par le commerce trans-Saharien vers l’an 1000. L’introduction de l’Islam avait comme conséquence l’institution de structures sociales plus mondaines, comme les universités, des systèmes d’Etats centralisés et des forces militaires.

La capitale du Ghana était saccagée par une invasion nomade en 1076, après laquelle l’empire se disloquait.

L’empire du Mali  existait d’environ 1250 à environ 1450. Quand le Ghana se disloquait, différents petits états émergeaient, y inclus Kangaba, duquel l’empire du Mali émanait. C’est sous l’autorité de Soundiata Keita (1235-1255) qu’est érigé le puissant empire du Mali. Il battait le royaume voisin de Susu, sous le règne de Sumanguru Kanté. Une fois encore, la force de l’empire vient de l’or. Avec un des successeurs de Soundiata, Mansa Moussa (1305-1339), l’empire connaît son apogée et fournit les deux tiers de l’or mondial. Lors de son voyage à la Mecque en 1324, Mansa Moussa distribua tellement d’or à Caire (les estimations varient entre 1000 et 10.000 kg), que le cours mondial chuta d’environ 15% pendant 10 ans! Mais il utilisait sa prospérité aussi pour l’exécution des plans plus permanents, par exemple la construction des mosquées de Gao et Djenné. Mais l’empire est vaste et ne résiste pas, au 15ème siècle, aux révoltes des Songhai, aux raids des Mossis au Sud, aux attaques des Touareg au Nord.

L’étendue territoriale était une des plus grandes différences entre le Ghana et le Mali. Mais aussi les liens que le Mali entretenait avec le monde en dehors de l’Afrique. Le Mali était beaucoup plus international que le Ghana.

L’empire Songhaï, existait de 1464 à environ 1600. Les Songhaïs durent attendre 1464 pour édifier un immense empire, sous l’autorité de Sonny Ali Ber. Askia Mohammed (1493-1521), successeur de Sonny, étendit l’empire. Gao en est la capitale politique et administrative. Mais Tombouctou s’impose comme la capitale marchande, religieuse et intellectuelle de l’empire et connaît son âge d’or ; de nombreux lettrés, penseurs et guides spirituels y résident alors. L’empire s’effrite à la fin du 16ème siècle, suite aux rivalités internes, au commerce d’or par les Portugais (à partir de ± 1450), qui transportaient l’or directement des mines aux ports des pays de la côte, et aux assauts des Marocains qui battait l’empire dans les années 1550.

Ensuite, une multitude de royaumes et de tentatives de création d’empires vont se succéder jusqu’à l’arrivée des Français :

  • Les Bambara de Ségou (Coulibaly et Diarra) 1712-1818. En 1818 les Bambara ont été battus par Sékou Amadou, le roi peul du Macina. En 1861 la ville de Ségou était conquise par El Hadj Omar, qui forçait tous les habitants de se convertir à l’Islam.

  • Les Peuls du Macina

  • Les Toucouleurs de l’Ouest (El Hadj Omar Tall), 1852-1864

  • Les Sénoufos du Sud (Tiéba et Ba Bemba Traoré).

  • Samory Touré (Malinké), dernier résistant aux Français pendant 18 ans, reste le plus célèbre des derniers généraux et stratèges noirs de l’Ouest africain.

La conquête française débute véritablement en 1854, avec la nomination du colonel Faidherbe à la tête de la colonie du Sénégal, et la construction du fort de Médine, en 1855, près de Kayes. Les troupes françaises voient dans un premier temps leur avancée freinée par El Hadj Omar Tall, à la tête de l’Empire toucouleur, qui se bat autant contre les occupants coloniaux que pour islamiser les royaumes païens de la bouche du Niger. Les querelles entre royaumes ont grandement facilité la progression des troupes françaises. Vers 1914, la conquête coloniale est achevée.

L’indépendance : Appelé Haut-Sénégal-Niger puis Soudan français, le Mali reste colonie française jusqu’en 1956. En 1958, il entre dans la communauté française. République soudanaise en 1959, il tente une fédération avec le Sénégal qui échoue. Le Mali est indépendant le 22 septembre 1960. Modibo Keïta est alors le 1er Président socialiste. Moussa Traoré à la tête d’un comité militaire le renverse (1968) puis est à son tour renversé par un coup d’Etat (le 26 mars 1991) sur fond de révolte populaire.

Le multipartisme est instauré et Alpha Oumar Konaré devient le président de la troisième République en avril 1992. Il est réélu en mai 1997 et a cédé la place en mai 2002 à Amadou Toumani Touré.

Retour à la table de matières

 

La population du Mali

Le pays compte plus de 11 millions d’habitants. Plus de 80% sont musulmans, ce qui ne les empêche pas de pratiquer quelquefois des rites animistes pour tenter de résoudre certains problèmes. Le peuple malien est une mosaïque d’ethnies issues de nombreux métissages.

Le groupe mandingue

Le groupe mandingue (originaire des monts Mandings) est majoritaire (près de 50% de la population)

Les Bambaras : ± 3 millions, cultivateurs entre Bamako et Ségou,

Les Malinkés : ± 600.000, cultivateurs aussi, restent cantonnés au sud d’une ligne Kayes-Bamako,

Les Soninkés (Marka) : ± 750.000, cultivateurs, dans la région de Kayes, sont par tradition de grands voyageurs. Nombreux sont ceux qui se sont expatriés vers les pays côtiers ou en France,

Dogons : ± 500.000, cultivateurs, mondialement connus, se sont installés dans les falaises et sur le plateau de Bandiagara, pour fuir l’islamisation,

Les Bozos et Somonos : ± 150.000, pêcheurs plutôt sédentaires, se rencontrent le long du Niger et du Bani,

Les Khassonkés, cultivateurs, peuplent le Khasso, entre Kayes et Bafoulabé.

Les autres peuples

Dans la moitié nord du pays, nomadisent des groupes qui représentent 40% de la population:

  • Les Maures, issus de métissages entre Berbères, Arabes et Noirs, se localisent aux abords de la frontière mauritanienne,

  • Les Peuls : ± 1 million, éleveurs avant tout, occupent la frange médiane du pays,

  • Les Touaregs : ± 500.000, restent au nord de Tombouctou et Gao,

  • Les Songhais : ± 600.000, sédentaires, peuplent la vallée du Niger, du Macina à Say. Ils recouvrent en réalité une grande diversité de groupes.

Dans le sud du pays, quelques ethnies (10% de la population environ) se repartissent entre le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso :

  • Sénoufos,

  • Bobos,

  • Mossis,

  • Miniankas.

Retour à la table de matières

 

L’économie

Le Mali est l’un des pays les plus pauvres du monde et a connu des grands problèmes économiques et sociaux : poids de la dette extérieure, difficultés à satisfaire les multiples revendications sociales et scolaires… Le gouvernement avait tenté d’y remédier tant bien que mal en négociant au plus serré avec le FMI, la Banque Mondiale, les investisseurs et autres amis du Mali. Aujourd’hui, loin d’être rose, l’économie a repris un peu de vie grâce aux exportations de coton, de l’or (mine de Sadiola dans le sud) et à la production d’énergie par le barrage de Manantali en liaison avec le Sénégal et la Mauritanie.

L’économie repose sur l’agriculture (mil, sorgho, arachide) et l’élevage. La culture du coton (d’excellente qualité) s’est beaucoup développée dans le Sud (Koutiala, Kita, Sikasso). D’importants troupeaux sont élevés en zone sahélienne (ce qui pose des problèmes de surpâturage) ; une grande partie est ensuite exportée, sur pied, vers les pays côtiers. La pêche n’est pas à négliger non plus, surtout dans les zones très poissonneuses du delta intérieur du Niger.

Les principaux produits exportés sont: coton, or, cuir et peaux, fruits et légumes, ovins, bovins, céréales.

Les principaux produits importés sont: produits pétroliers, agroalimentaires, pharmaceutiques, véhicules

Retour à la table de matières

 

Faits et statistiques

Capital : Bamako

Superficie : 1 240 000 km2. La zone saharienne couvre les deux tiers de cette superficie, zone sahélienne au centre, zones soudanaise et pré guinéenne au sud-ouest.

Densité : 7.9 habitant / km2

Religions :

  • Islam 80%,

  • Christianisme 10%,

  • Croyances traditionnelles 10%

Langues :

Bambara is Mali's main languageLangue officielle : français
Les langues parlées principales sont:

  • le Bambara 38%,

  • le Peul 14%,

  • le Sonrhaï 6%,

  • le Dogon 5%

Taux d'alphabetisation : 40%

Urbanisation : 28%

Revenu annuel par habitant : $275 dollars US

Climat :
mali traveloctobre - mars: frais et sec
culture toursavril - juin: chaud et sec
cultural tourjuillet - septembre: pluvieux

Températures moyennes et Pluviométrie (Bamako)

Mois

min. ºC

max. ºC

Précipitation (mm)

Janvier

16.6

33.3

0.1

Février

19.5

36.3

0.3

Mars

22.5

38.5

2.5

Avril

24.9

39.5

20.8

Mai

25.3

38.4

54.8

Juin

23.4

35.2

127.6

Juillet

22.0

32.1

225.5

Août

21.7

31.3

284.2

Septembre

21.5

32.2

200.4

Octobre

21.0

34.7

72.3

Novembre

17.7

35.2

6.1

Décembre

16.3

33.3

0.8

Le pays est désertique dans sa plus grande partie, mais le Sud est baigné par le Niger, localement appelé « Joliba » (grand sang). La moitié de l’année (de juillet à décembre), des inondations sur son cours moyen, entre Koulikoro et Tombouctou, créent une sorte de Méditerranée d’eau douce (irrigation et navigation régulière possibles). Au Sud-est (Sikasso) se trouve une région agricole fertile.

Fuseau horaire : Temps Universel ( UTC )

Monnaie : le franc CFA Ouest africain (utilisé également au Burkina Faso, Niger, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo et Sénégal)

 

Retour à la table de matières